Récompense d'une longue attente sous une méchante averse : une place quasi parfaite - assis bien confortablement au premier balcon, deuxième rang, pile au centre.

Oui parce que bon, voilà, ça fait un moment que je préfère être confortablement assis aux concerts. La fosse, c'est plus de mon âge, et même quand c'était de mon âge, je n'étais pas un grand fan : la fosse, c'est une performance. Non plutôt un investissement : pour en tirer le maximum, il faut donner de sa personne. Et il faut bien reconnaitre que je n'ai pas souvent été à la hauteur - mon mètre soixante-treize n'aidant pas. Pour profiter de la fosse, il me fallait absolument être dans les tout premiers rangs... Angra en 1999, Oasis en 2002, No Jazz en 2006, c'était la grande époque. Depuis c'est plus calme, ce qui n'empêche pas quelques élans de jeune-rebellisme. Et c'est l'un d'eux - modéré je vous l'accorde - qui nous entraine, Grégoire et moi, ce soir là, à la Cigale, pour un concert d'Eiffel.

Eiffel, ils sont rigolos, c'est un peu un groupe rock cliché : le beau gosse un peu rebelle avec des boucles d'oreille, c'est forcément le chanteur ; le skinny à lunettes et cheveux longs qui bouge partout, c'est le gratteux ; la nana c'est la bassiste ; quant aux deux autres, on ne les remarque pas vraiment, d'ailleurs ils sont en fond de scène et jouent des claviers et de la batterie...

Mais avant Eiffel, en première partie, Joy Wellboy, un duo rigolo et belge, une pop progressive, un peu lancinante avec des effets de boucles et des habillages à la guitare. Sympa.

La demi-heure réglementaire de tirage de fils, d'accordage de guitare et d'essayage de micros passe et Eiffel entre sur scène, dans un élan de sincérité/énergie/bonheur. Ces gars-là (et la nana) se font vraiment plaisir, ça se voit, c'est rafraichissant. Ce qui n'empêche pas une bouffée de chaleur à la cigale, on n'est pas a une contradiction près. Car les p'tits gars d'Eiffel ont une sacré pêche et font décoller très vite le public.

Eiffel en concert

Track-List d'un soir : Place de mon cœur, Libre, Nous sommes du hasard, Milliardaire, Minouche, Frères ennemis, Je m'obstine, Sombre, Chanson trouée, Le même train, A tout moment la rue, Sous ton aile.

En guise de premier rappel : Foule monstre, We can be heroes (de Bowie, avec le retour de Joy Wellboy), Chaos of myself.

Et pour finir, un second rappel : Tu vois loin, Lust for Power, Hype, Je voudrais pas crever.

Eiffel en concert

Excellente soirée, malheureusement sans madame qui n'aura pas pu profiter de son cadeau de Noël...

PS : les photos de concert à l'iphone, y'en a marre...